En matière de difficultés d’apprentissage, l’herbe est-elle réellement plus verte chez nos voisins?


« Le tiers des élèves sont en difficultés dans les écoles secondaires publiques », « Difficultés d’apprentissage en hausse au Québec : écoles et parents en quête de ressources » et « Un élève sur deux en difficulté dans des classes régulières, des profs à bout de souffle »; des titres pour le moins alarmants que vous avez peut-être vu circuler dans les journaux et dans les médias au cours des derniers mois. Comment soutenir ces élèves en difficulté d’apprentissage ainsi que leurs enseignant·es qui doivent favoriser leur réussite? Nous pourrions être tenté·es de prendre exemple sur d’autres pays et sur d’autres systèmes qui semblent mieux tirer leur épingle du jeu. Pourquoi pas! Cela dit, soyons prudent·es lorsque nous le faisons. Assurons-nous de connaitre suffisamment les réalités et les contextes des systèmes scolaires que nous envions. Par exemple, bien que nos plus proches voisins, les États-Unis, sont parfois évoqués à titre de modèle. Il nous semble nécessaire de souligner que le nombre d’élèves américains nécessitant une éducation spécialisée a doublé depuis quarante ans (voir l'article suivant). Au réseau PÉRISCOPE, nous pensons que pour favoriser la persévérance et la réussite scolaires, il convient de miser sur la participation de l’élève dans la classe et du sens qu’ils accordent aux apprentissages (voir par exemple, voir cet article).

En outre, dans la quatrième version de l’ouvrage Le PL23 et l’INEE : excellence ou standardisation en éducation? à paraitre le 27 octobre, Mylène Leroux, professeure à l’Université du Québec en Outaouais, publiera un article présentant l’école dont elle rêve pour son fils et pour ses étudiant.es en enseignement. Avant de calquer l’école de nos voisins, assurons-nous de rêver assez grands pour les élèves et les enseignants québécois.