Wenger-Trayner et la participation dans les communautés de pratique


Le 13 octobre 2017

Lors de l'échange en français entre Étienne Wenger-Trayner et des praticien·ne·s intéressé·e·s à la mise en place et au fonctionnement de communautés de pratique à Québec en septembre dernier, celui-ci a insisté pour dire que le fait que les démarches soient initiées par le haut ou par le bas comptait finalement pour bien peu. L’important est plutôt que les acteurs soient dans le coup. Du fait que les organisations ont néanmoins tendance à fonctionner hiérarchiquement, il importe que la participation ait un sens pour les participant·e·s, sinon ils résisteront ou resteront à la marge. Le processus peut certainement être formalisé, mais si les acteurs se sentent opprimés, cela ne fonctionnera pas. Ils doivent être volontaires. De l’avis de Wenger-Trayner, l’expérience de la communauté de pratique devrait idéalement être vécue comme un « moment » dans la vie professionnelle. Il peut s’agir d’un moment de réflexion ou de recul ou encore un moment de partage contraint, mais il ne doit préférablement pas être sujet à évaluation. Il est crucial que les acteurs ne sentent pas comme étant juste des exécutants dans le processus. Aussi, les moyens d’interagir entre les praticien-ne-s peuvent être diversifiés (impliquant la possibilité de fonctionner en réseau), mais en se fondant sur sa propre expérience, le conférencier est plutôt incliné à penser que le contact humain doit toujours être privilégié lorsque cela s’avère possible.