La mission sociétale et contributive des enseignant-e-s va encore plus loin!


Le 31 août 2017

Lors d’un échange tenu entre partenaires de l’éducation à l’Université Laval dans le cadre des activités PÉRISCAR au début du mois de septembre, Anna Stetsenko a énormément insisté sur le fait que l’enseignement est une science beaucoup plus complexe que ce que l’on laisse parfois croire ou imaginer et qu’à ce titre, les futurs enseignant-e-s devraient pouvoir y trouver à la fois une source de fierté et de confiance, en plus de voir leur profession mieux valorisée : « Teaching is a rocket science! We must rise expectation on what we do and what we can do! ».

 

Stetsenko part de l’idée que les êtres humains ne sont pas une matière quelconque qu’il s’agirait de transformer à l’instar d’un vulgaire produit sur une chaîne de montage. Plutôt, ce sont des personnes complexes dotées d’agentivité et qui se caractérisent par un potentiel qu’elle n’hésite aucunement à concevoir comme étant infini. Elle est d’avis qu’il incombe en grande partie aux enseignant-e-s de faire éclore ce potentiel, ce qui est d’autant plus fondamental que le monde d’aujourd’hui se transforme radicalement et qu’il importe maintenant plus que jamais de développer l’agentivité des futures générations si l’on espère pouvoir résister collectivement à la dangereuse vague montante du populisme et de l’obscurantisme.  Pour cela, il importe également de veiller à ne pas céder trop terrain à l’orthodoxie scientifique, laquelle a tendance à soutenir le statu quo plutôt que de contribuer à transformer positivement le monde : « The orthodoxy in science is NOT the best science ».